Assurevue

Guide de l’assurance professionnelle

L’assurance de votre entreprise, enfin lisible.

Artisans, commerçants, indépendants, dirigeants de PME : Assurevue traduit les contrats en décisions simples. Ce que la loi impose à votre métier, ce que chaque garantie couvre vraiment, et les questions qui font la différence au moment de signer.

Les fondamentaux

Six garanties qui protègent l’essentiel

Chaque entreprise compose son propre ensemble. Ces six garanties reviennent dans presque tous les contrats : les connaître, c’est déjà savoir quoi demander.

  • Obligatoire selon le métier

    Responsabilité civile professionnelle

    Elle indemnise les dommages que votre activité cause à un client ou à un tiers : une erreur de conseil, un dégât chez un client, une blessure. La loi l’impose à de nombreuses professions réglementées.

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  • Recommandée

    Multirisque professionnelle

    Elle protège vos locaux, votre matériel et votre stock contre l’incendie, le dégât des eaux, le vol ou le bris de glace. C’est souvent le bail commercial qui la demande.

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  • Obligatoire

    Garantie décennale

    Pour les métiers de la construction, elle couvre pendant dix ans les dommages qui compromettent la solidité d’un ouvrage ou le rendent impropre à son usage.

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  • Recommandée

    Perte d’exploitation

    Après un sinistre, l’activité s’arrête et les charges continuent. Cette garantie compense la marge perdue pendant la période de reprise.

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  • Recommandée

    Cyber-risques

    Rançongiciel, fuite de données, fraude au virement : elle finance l’assistance technique, la restauration des systèmes et les conséquences pour vos clients.

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  • Recommandée

    Prévoyance du dirigeant

    Elle complète la protection de base du dirigeant : un revenu maintenu pendant un arrêt de travail, une rente en cas d’invalidité, un capital pour sa famille.

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La méthode

Bien s’assurer en quatre temps

L’ordre compte : on part des risques et des obligations, et le prix arrive en dernier.

  1. Lister ce qui peut arrêter votre activité

    Un local inutilisable, un client qui réclame, un fichier perdu, un dirigeant absent. Classez ces scénarios par gravité : ce sont eux qui dictent les garanties à souscrire.

  2. Repérer vos obligations

    Certaines assurances sont imposées par la loi à votre métier, d’autres par un bail, un client ou un donneur d’ordre. Elles passent en premier, et leur attestation se garde à portée de main. Voir les obligations par métier.

  3. Comparer à garanties égales

    Deux devis se comparent avec les mêmes plafonds, les mêmes franchises et la même description de l’activité. Notre grille en douze points vous y aide.

  4. Relire chaque année

    Un nouveau salarié, un chiffre d’affaires qui progresse, une activité ajoutée : l’échéance annuelle est le bon moment pour mettre le contrat à jour et le renégocier.

Les questions qui reviennent le plus

Des réponses courtes, et le lien vers le détail quand il existe.

Une micro-entreprise doit-elle s’assurer ?

Les obligations suivent le métier, pas le statut. Un micro-entrepreneur du bâtiment souscrit une garantie décennale comme toute entreprise du secteur, et un agent immobilier sa responsabilité civile professionnelle. En dehors des véhicules et des obligations d’employeur, aucune assurance n’est imposée à toutes les entreprises : la responsabilité civile professionnelle reste la première protection à envisager.

L’assurance habitation couvre-t-elle une activité exercée à domicile ?

Rarement en totalité. Beaucoup de contrats habitation excluent l’usage professionnel, ou le limitent à un bureau sans accueil de clientèle. Déclarez l’activité à votre assureur : il proposera une extension ou un contrat dédié, qui couvrira aussi votre matériel professionnel.

RC professionnelle et RC d’exploitation, quelle différence ?

La responsabilité civile d’exploitation couvre les dommages causés pendant l’activité : un client qui glisse dans votre boutique, un dégât des eaux chez un voisin. La responsabilité civile professionnelle couvre les dommages causés par la prestation elle-même : une erreur de calcul, un conseil inadapté, un retard de livraison. Beaucoup de contrats réunissent les deux ; vérifiez que c’est le cas du vôtre.

Peut-on résilier un contrat professionnel à tout moment ?

Un contrat professionnel se résilie en principe à son échéance annuelle, en respectant le préavis prévu par le contrat, deux mois en règle générale. La résiliation à tout moment après un an, ouverte aux particuliers pour l’auto et l’habitation, concerne les contrats souscrits hors activité professionnelle. D’autres événements permettent de sortir en cours d’année, comme la cessation définitive d’activité.

Que faire si l’assureur refuse de prendre en charge un sinistre ?

Demandez le motif du refus par écrit, avec la clause du contrat sur laquelle il s’appuie. Adressez ensuite une réclamation au service dédié de l’assureur. Votre contrat indique les voies de recours prévues avant une action en justice, médiation comprise lorsqu’elle vous est ouverte. Voir les étapes d’un sinistre.

Un devis sous les yeux ?

La grille de lecture vous montre où regarder, point par point, avant de signer.